Photo / vidéo

Antoine Meyer

Atelier de photographie, techniques et technologies. Analyse esthétique & histoire de la photographie.

Raconte-nous quelque chose à propos de toi ?

Lors d’un voyage, toutes mes affaires ont disparu en un clin d’œil au bord de la mer noire en Bulgarie. Le retour en autostop vers l’ouest a été pittoresque. Arrivé à Strasbourg le 10 septembre 2001, après un tour d’horloge de repos et face au monde qui basculait par médias interposés ; je réalisais combien il ne resterait quasi aucune autre trace de cette expérience. Deux mois plus tard, je partais pour Bucarest avec mon premier appareil photo.

Quelle est ton expérience ?

Diplômé de l’école d’art de Grenoble et inspiré par l’enseignement de Gianni Motti ; j’ai cultivé ensuite un parcours de méandres, de résidences, combiné des jobs comme ceux de l’imprimerie offset avec des activités associatives, arpenté des zones urbaines et quelques montagnes. En 2015, j’ai commencé à enseigner la photo, la narration et j’ai été surpris par mon attachement à l’idée d’école, à redéfinir par la pratique.

Qu’aimes-tu le plus dans ton job ?

Explorer l’histoire de la photographie est toujours un défi. Tant d’œuvres à découvrir sont ambivalentes, à la fois enregistrement du monde et produit de subjectivités. Les étudiant.e.s saisissent intuitivement cette dialectique bien sûr, mais ont souvent besoin de…

Que préfères-tu à Saint-Luc ?

Il y a quelque chose de simple et sincère que j’apprécie bien.

Qui ou quelle est ta plus grande source d’inspiration ?

Imaginer la perception d’un homme de Néandertal qui arriverait dans une ville contemporaine.

Quels conseils donnerais-tu aux nouveaux étudiants ?

Une école d’art sert essentiellement à y développer ses propres outils de travail. Mettre en place une réflexion esthétique que chacun.e pourra déployer dans ses projets et collaborations, artistiques ou non. Pas évident d’y accrocher, mais c’est une excellente formation.